jeudi 10 mars 2011

Siberian Education de Nicolaï Lilin

J'ai découvert ce livre par hasard un jour en traînant chez HMV (l'équivalent de Virgin ou de la FNAC en Angleterre). Je ne sais plus si c'est juste le titre ou la photo de la couverture qui m'ont attirés. Les deux sûrement car après, la lecture de la 4e de couverture a confirmé ce que je pensais: un livre sur le devenir de quelqu'un qui a été élevé dans un clan de Urkas. Ce sont des criminels que Staline a exilé dans des coins reculés de la Sibérie à cause de leur mode vie violent en contradiction avec la société. Ils se caractérisent par leur mépris pour toute autorité. Pour être simple, la criminalité, la prison mais la violence surtout font partie de l'éducation. C'est dans cet environnement que l'auteur a grandi. C'est cette éducation qu'il raconte.

En recherchant sur Internet j'ai trouvé les deux premiers chapitres disponibles à la lecture en anglais et c'est très fort. J'ai surtout aimé le deuxième chapitre sur les tatouages comme quelque chose de beaucoup plus qu'une simple décoration corporelle. Dans cette univers le tatouage à un sens et son exécution (à laquelle l'auteur a été formée) est très sérieuse. Les tatouages d'un homme pour quelqu'un qui en connaît le sens peuvent renseigner sur sa vie, d'où il vient, ce qu'il a fait.

L'auteur vit maintenant en Italie plus ou moins caché, il tient un studio de tatouages; mais surtout il est un des rares survivants de son « clan ». Cette vie de violence a un prix.

Comme lui dans une interview que j'ai vu, je ne comprends pas le rapprochement que l'on fait entre lui et Roberto Saviano. Ce dernier est l'auteur entre autres de Gomorrah, où il dénonce la Camorra et sa main mise sur la société napolitaine. Nicolaï Lilin, lui, semble plus faire état de cette société sans vraiment la condamner. Dans une autre vidéo, il insiste sur le fait que là où il a grandi,une région de Sibérie très isolée, les hommes se sont surtout tourné vers la criminalité en réaction au régime soviétique, au système. Leur mode de vie serait alors une expression de leur liberté face au régime soviétique.

Je suis coincée et naïve mais je pense qu'à 13 ans c'est mal de régler ses querelles d'enfant au couteau ( la raison pour laquelle Nicolaï a été pour la première fois en prison pour meurtre) . Ce n'était pas pour la Russie mais la Chine je me souviens avoir lu l'interview d'une femme qui fait la promotion de la culture chinoise à travers le monde. Elle expliquait que si l'Occident rentrait un peu plus dans la culture chinoise elle comprendrait la position chinoise sur le Tibet par exemple, qui peut paraître aberrante.

Dès les premières pages, on voit que c'est une façon de vivre, que c'est normal. Les Urkas vivent selon un code moral strict à respecter, totalement différent. Et le fait que ça m'intrigue ou me choque est normal aussi.
Je ne suis pas aller plus loin que les deux premiers chapitres mais je compte trouver ce livre. Maintenant que je suis de retour en France j'ai vu qu'il était sorti ici sous le titre Urkas! et que le livre est la première partie d'une trilogie...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire