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mardi 25 novembre 2014

Rentrée Séries 2014-2015

Après quelques semaines et alors que beaucoup de séries vont faire une longue pause, voici mon petit bilan de la rentrée série :


Le début de la fin pour Sons of Anarchy


Pour la dernière fois la nouvelle année série commence pour moi avec Sons of Anarchy. La saison s’annonce beaucoup plus violente que les autres, si c'est encore possible de faire pire que la fin de la saison 6 ! Marquée par la fatalité, la série suit les tribulations extérieures et intérieures de Jax Teller et sa « famille » de motards. On ne peut s’attendre qu’à une fin tragique et très sanglante. Ma curiosité de voir la fin de cette histoire surpassera ma sensibilité face aux scènes de violences gratuites.


Après les premiers épisodes on ne peut s’empêcher de se dire que Kurt Sutter en fait trop. Trop dramatique, trop tordu, trop sanglant. L’histoire arrive à la limite du supportable. Je regarderai quand même jusqu’au bout mais je sens que cette fin ne sera pas facile à avaler…


Des retours avec des hauts et des bas

  • Downton Abbey                                   

Je ne me lasse pas de suivre le quotidien de la famille Crawley et des domestiques du manoir de Downton. Les personnages évoluent avec leur temps, plus ou moins dans la douleur et c'est plus qu'intéressant. La série britannique ne déçoit pas et la saison promet d’être riche en drames et rebondissements pour chacun des personnages de ce cast aussi talentueux que nombreux.

  • The Good Wife

Aucune déception également du côté de Chicago et ses intrigues et drames à la fois judiciaires, criminels, politiques, romantiques en tout genre. Chaque personnage poursuit une évolution bien orchestrée et qui plait à se suivre. A noter l’arrivée de Taye Diggs, on se demande quelle place il va tenter de se frayer au sein du désormais cabinet Florrick, Argos & Lockhart ?


  • Revenge

Serait-ce la saison de trop pour Amanda Clarke et compagnie ? A la fin de la saison précédente, elle avait atteint son but de vengeance tout en réhabilitant le nom de son père, que montrer de plus ? C’aurait pu être une fin parfaite, le retournement (de trop ?) sur l’assassinat de Conrad Grayson par David Clarke lui-même est venu chambouler tout ça. Pas juste que je préfère voir un méchant payé de son vivant que de sa vie, ici, on ne voit aucune issue ou évolution pour les personnages. Je suivrai sans doute plus par habitude ce soap qui selon moi est allé trop loin...

  • Parenthood

Une famille que je serai très triste d’arrêter de suivre après cette saison. Les personnages, les différentes trames et les dialogues sont toujours d’une qualité supérieure. On sent que sur la même chaîne sont passées des perles du genre comme Urgences ou Friday Night Lights. Peut-être arrive-t-on à la fin d’un cycle mais on ne doute pas que les Braverman auraient pu avoir encore beaucoup à raconter. Cette dernière saison démarre sans temps mort avec cette capacité de la série de nous faire passer du rire aux larmes sans douleur.

  • Grey’s Anatomy

Un peu un casse-tête cette série… On se plaît toujours à regarder les chirurgiens sexys de Seattle MAIS !!! Les retournements à répétitions et même le départ de Christina ne semblent pas démontrer une évolution signifiante des personnages. Meredith en tête stagne dans son éternel rôle de « drama queen » de compétition (Derek, sa carrière, sa famille…). Elle ne semble pas avoir beaucoup évolué depuis la saison 1, l'arrivée d'une AUTRE sœur la chamboulera peut-être… Donc oui il y a du changement mais bon, on verra ce que cette saison a à proposer… A noter en positif, l'arrivée d'Amalia Shepperd (naufragée de Private Practice) qui semble bien trouver sa place.

  • Scandal

Bon retour pour Olivia Pope & Associates. Après la fin de la saison précédente qui aurait pu en être une pour la série, de bons dés semblent être jetés pour cette nouvelle année. Chaque personnage reprend sa place mais pas tout à fait la même et chacun a surtout beaucoup à développer dans les prochains mois. On aime surtout voir Olivia revenir à ses premiers amours (même si on sait qu’elle n’en a qu’un, enfin 2 et personnellement je suis pour Jake  !) et ce pourquoi on l’aime au départ : son boulot de FIXEUSE !

  • Blue Bloods
Les Reagan sont de retour pour une saison supplémentaire sans grands changements et on s'en accommode. La série ne révolutionne pas les genres de la série familiale ou de la série policière mais les acteurs la porte bien. On les suit toujours avec plaisir. Entre des enquêtes inextricables, qui finissent toujours bien, les déjeuners du dimanche plein d'enseignements et le beau Jamie en uniforme, on n'en demande pas trop à ce divertissement. Pas grand chose à en dire en dire même pas du mal.


Des nouveautés à ne pas louper

  • How To Get Away With Murder

Shonda Rhimes (créatrice de Grey’s Anatomy et Scandal entre autres)  n’est que productrice exécutive de cette série qui complète la grille du jeudi soir de la chaîne ABC, on ne peut s’empêcher d’y voir sa marque. Viola Davis en tête d’une équipe d’acteurs peu ou pas connus (Paris de Gilmore Girls ne passe pas inaperçue) semble bien mener sa barque en ce début de saison. Il faut s’accrocher pour suivre une intrigue pleines de détours mais c’est sans mal de tête qu'on le fait, à suivre…


  • Madam Secretary

Conquise par les 2 premiers épisodes, c’est sans doute mon coup de cœur de l’année ! La vie politique de Washington est dépeinte de manière assez réaliste pour être pris dedans mais aussi de manière assez naïve pour redonner espoir dans le service public. 

Elizabeth McCord, convaincante Tea Leoni est Madam Secreatry, (l'équivalent en quelque sorte de notre Ministre des Affaires Etrangères); elle intègre de manière soudaine (voire suspecte) un poste clé de l’administration américaine ainsi que de la diplomatie mondiale. Oui, il s’agit d’une femme honnête qui voulait tout sauf ce poste plein de pouvoir et de responsabilités. Elle est passionnée et s’intéresse davantage à sa mission de service qu'à celle d’apparat. 

Il faut parfois des séries un peu idéalistes, la représentation du surnaturel n’est pas uniquement réservée à The Walking Dead ou True Blood ! Dans la lignée D’A la Maison Blanche, Tea Leoni (qui s'ajoute à une shortlist de retours réussis à la télé, Kevin Spacey ou Sigourney Weaver par exemple) interprète une dirigeante dont rêve l’Amérique voire le monde ! J’adhère complètement et j'assume !

A une prochaine pour un debrief des sitcoms, certaines nouveautés ne s'en sortent pas trop mal selon moi, la loi de la jungle impitoyable de la télé a déjà eu raison de certaines.

lundi 9 décembre 2013

Washington, un univers beaucoup plus impitoyable que Dallas



Un des cartons télévisé de l'année 2013, House of Cards est MA révélation de la saison. Les fans sont Kevin Spacey et Robin Wright en tête d’affiche, la télévision n’a plus rien d’un cimetière pour acteurs grâce à de superbes rôles et des prestations impeccables. Ici nous sommes plongés dans la vie politique de Washington la tête la première.
Je suis déjà dans l’attente du démarrage de la saison 2 en février 2014. Mon goût pour les séries politiques m'a attiré vers elle sans trop d'efforts, sans parler du casting.

Devise tant de fois répétées : "Les lois sont comme les saucisses, on les aime mais personne ne veut savoir comment elles sont faites". A l’opposé d’À la Maison Blanche, plus réaliste que Political Animals ou Scandal et bien plus cynique que Boss, c’est une perle niveau intrigues et dialogues. Distribuée par Netflix et diffusée sur Canal+ en France, House of Cards est une série de chaîne câblée comme on les aime, indépendante et sans langue de bois.


Franck Underwood (Kevin Spacey) est un député influent du Congrès américain qui par vengeance envers ceux qui l’ont trahi, planifie une vengeance calibrée et diabolique, le tout en vue de la législature suprême. Sa femme, Claire (Robin Wright), présidente d’une organisation humanitaire en faveur de l’accès à l’eau, victime collatérale de ses revers, se montre son meilleur soutien et sa meilleure alliée.Cependant rien n'est jamais acquis... De plans en lois, nous le suivons dans son quotidien et on devient vite accro à tous ses plans et intrigues.


Dans le monde de Franck Underwood, les personnes sont de simples pions à déplacer et utiliser en fonction des besoins sans aucun autre but que d’arriver à ses fins. La série démontre le cynisme politique à son paroxysme, un monde où le pouvoir et l’influence passe bien loin devant l’intérêt général ou le rêve de changer la société. Les journalistes sont représentés par l’image du personnage interprété par Kate Mara, jeune avide de scoop à tout prix et manipulable à souhait, pas très flatteur... 


La saison 2 a été annoncée avec la promesse d’une saison 3, que du bonheur à suivre donc. Par manque de temps et d’envie je n’avais pas été séduite par une nouvelle série depuis quelques temps ! House of Cards ravira tout fan d'anti-héros que l'on aime détester pendant plusieurs saisons.

vendredi 12 avril 2013

Free Angela and all Political Prisoners de Shola Lynch (2011)


Free Angela and all political prisonersPour moi qui suis intéressée par cette période des années 60-70, Angela Davis est une icône incontournable. Une femme noire qui a grandi à Birmingham, Alabama dans les années 50-60 (avec tout ce que cela implique) et n’a pas transformé sa colère profonde et justifiée en haine irrationnelle et aveuglante. D’une intelligence folle, avec un charisme et une flamme toujours présente aujourd’hui, comme  son emblématique afro, elle n'a jamais rien abandonné. Je voulais voir ce documentaire, le sujet me plait mais ce fut une très bonne surprise que cela ne soit pas seulement une succession d'images d'archives avec une voix off.


Le documentaire traite de son procès. En 1970, elle est accusée d’avoir fourni les armes utilisées lors d’une tentative d’évasion qui a conduit à une prise d’otages et à la mort de plusieurs personnes dont un juge. Accusée de crimes relevant de la peine de mort, elle fuit mais est rattrapée par le FBI après une cavale digne d'un film. Au final, elle est acquittée dans une liesse mondiale. On ne peut passer à côté du fait que la liesse a beaucoup été instrumentalisée par le parti communiste à travers le monde, dans les pays où il était au pouvoir ou dans d'autres, c'était tout de même un élan quasi mondial.

Angela Davis Wanted

Elle a gagné un procès où on l’accusait plus pour ce qu’elle était: une femme, noire, communiste et activiste plus que pour ce qu’elle aurait fait. Des faits qui passent d'ailleurs au second plan. Ce documentaire est avant tout l’histoire incroyable d’une femme qui s’est trouvée prise entièrement dans les combats qu’elle menait et qui a gagné sa bataille, même si la guerre du pouvoir au peuple est loin d'être terminée.

La réalisatrice a fait un travail de montage de qualité. On est pris dans cette histoire comme dans un thriller prenant même si on connait la fin. Que ce soient les images d’archives ou les images et la voix de l’actuelle Angela Davis, c’est très fluide et on suit bien l’histoire. A la fin je me suis demandée quelle actrice oserait jouer son rôle dans une fiction ? 

Angela Davis

Une chose de plus qui me plait chez Angela Davis c’est qu’elle n’a jamais laissé tomber ses combats. Le système judiciaire américain, le système carcéral,la condition des prisonniers politiques, le système en général… Egalement son discours neutre et hors de tout sentimentalisme sur l’élection de Barack Obama. D’une femme qui a vécu tout ce qu’elle a vécu, c’est vrai et pour cela c’est encore plus fort.


Un documentaire à voir, si vous le pouvez, car les distributeurs ne sont pas d'une grande aide.

mercredi 23 janvier 2013

Argo de et avec Ben Affleck

L'académie en charge des Oscars doit le regretter maintenant mais Ben Affleck a reçu une distinction bien méritée aux derniers Golden Globes pour ce très bon film.Oui, la surprise de cette année: il n'est pas nommé dans la catégorie "Meilleur réalisateur" pour la fameuse cérémonie de février. D'accord il y a eu Gigli et Dogma mais aussi Will Hunting donc Ben Alleck n'a jamais été une cause perdue.


J'avais quand même des doutes et j'ai été le voir parce que le sujet paraissait interessant. J'ai été agréablement surprise, même si je n'ai pas vu The Town ou Gone Baby Gone me doutais que Ben Affleck était capable de beaucoup, mais là c'est mieux. J'avais laissé Ben Affleck à Jersey Girl (une pas si mauvaise comédie romantique facile à regarder...).


Oui, l'histoire est simple et prévisible mais avec assez de suspens et de tension pour accrocher jusqu'au bout. Oui, il y a les gentils d'un côté et les méchants de l'autre et les gentils Américains gagnent toujours à la fin. Il est parvenu à y un mettre un soupçon de subtilité. Un classique "Nous, Américains, on est les plus gentils et les meilleurs mais parfois on fout quand même un peu la merde et on le paie...". Cela démontre qu'il fait partie de ces Américains capables de se mettre un tout petit peu en question.

J'ai trouvé la réalisation soignée.Beaucoup de plans font partie intégrante de l'histoire et ne servent pas seulement de décors. De plus, même si la vérité historique n'est pas au centre on peut sentir qu'il a voulu y être un minimum fidèle.


Un bon moment de cinéma en tout cas. L'ambiance et le style 70s passent très bien et les acteurs sont bons, Ben Affleck en tête. Des têtes connues comme  John Goodman, Kyle Chandler ou Alan Arkin ne prennent pas toute la place et font le boulot. J'ai toujours du mal à ne pas éclater de rire en voyant Bryan Cranston (trop de Malcolm et pas assez de Breaking Bad malheureusement !) il est pourtant convaincant...


J'ai aimé, à voir selon moi sinon... Argof*** yourself !

Bande annonce

lundi 3 septembre 2012

The Romantics, le livre de Galt Niederhoffer



Ce n’est pas forcément le bon ordre mais lire un livre après avoir vu le film dont il est tiré je trouve ça mieux. Je me mets plus facilement dans l’ambiance et je peux vraiment m’imaginer les personnages, c’est mon côté visuel. Puis tout simplement, je découvre plus facilement des nouveaux films que de nouveaux livres.

Pour moi c’est l’occasion d’approfondir le caractère des personnages rencontrés pendant environ 1h30. Je peux mieux comprendre où le scénariste, le réalisateur et l’auteur ont voulu en venir. Oui, il y a toujours une part qui manque dans un film. On veut savoir ce qui a amené les personnages où ils sont et où ils vont, souvent un livre donne ces réponses.

La tirade de Monty Brogan (cf. La 25ème heure de Spike Lee, écrit par David Benioff) est aussi puissante sur une page à lire qu’avec Edward Norton devant sa glace à la Taxi Driver. Rien n’est perdu.

Le livre The Romantics est comme le film, facile à consommer. C’est simple mais touchant et on aime le temps de la lecture observer ces personnages dans leur monde. On sent moins, même s’il est présent, le côté bilan des retrouvailles de ce groupe « d’amis » 10 ans après Yale. On les trouve à cet instant T de leur vie, quelques épisodes et souvenirs nous expliquent comment on en est arrivé là et leurs réactions et manières d’agir, sans savoir ce qu’il s’est passé entre. Ce n’est pas gênant car ce n’est pas l’essentiel.
 Mon seul regret est de ne pas avoir trouvé le discours de Tom sur l’inspiration dans le livre même si l’esprit est là. Les scènes entre Tom et Laura aussi, mais surement que celles-ci ne pouvaient être que jouées.

Dans le livre on ressent davantage le fait que Galt Niederhoffer dresse un tableau au vitriol de cette société WASP exclusive qui semble avoir un problème sérieux avec les apparences mais surtout les émotions. Tom et Laura, éléments perturbateurs de tout ça, avec tout ce que l’on peut aimer et détester chez eux s’y insèrent malgré tout.

 Je l’ai lu vite et facilement, un bon moment comme le film que j’ai envie de revoir très vite, encore… (voir mon post sur le film)

Et je le confirme, la bande originale du film en fond sonore passe très bien.

mardi 24 juillet 2012

Sur La Route


Une histoire dont j’ai beaucoup entendu parler sans vraiment la connaître. Jack Kerouac est une sorte de mythe pour certains et les récits de ses voyages, à commencer par « Sur la route » est un peu « LE » livre sacré. Pour moi qui aime voyager et rencontrer de nouvelles personnes, c’est une histoire qui pouvait m'aller. Walter Salles en a fait un film très attendu cette année et selon moi pas très bien accueilli. Le potentiel est pourtant là, comme dans certains de mes films favoris (Carnets de Voyage ou Into the Wild) le programme est simple : partir sur les routes infinies, belles et remplies de personnes aussi extraordinaires qu’improbables.

Sal Paradise (un personnage de fiction, mais inspiré de Jack Kerouac) raconte dans ce livre ses allers et venues sur les routes des Etats-Unis de la fin des années 40. Il raconte ses rencontres et donne une image de ce que pouvait être la Beat Generation à ses débuts.

Les routes sont belles, Walter Salles, le réalisateur de Carnets de voyages ne déçoit pas. L’ambiance aussi est top, les lumières, le jazz. On sent la crise des années 30 et le lendemain de la guerre, oui les années 40 ce n’est pas la décennie qui fait rêver. Chaque époque, chaque mode a sa musique. Pour la Beat Generation, c’est le jazz. Avec son côté imprévisible, un peu fou et enivrant, c’est tout à fait  la musique pour Sal Paradise et Dean Moriarty.

Dans la liste de mes rêves, parcourir l’Amérique (du Nord ou du Sud d’ailleurs) en voiture est en large tête. Mais quelque chose est selon moi assez décevant dans le parcours de Sal. Peut être qu’on ne sent pas assez l’espoir. Dean Moriarty est énigmatique (Garrett Hedlund est beau aussi) mais il a l’air plus blessé qu’autre chose, les voyages semblent surtout être une fuite pour lui, plus qu’une découverte. Donc oui c’est Sal qui « découvre la vie », mais il ne fait pas trop rêver non plus. Les épisodes de sa vie même forts semblent juste se succéder en ayant peu d’effet sur lui. Il revient toujours au point de départ, son appartement de New York et même s’il est comme possédé à la fin par le feu de l’écriture, je suis restée sur ma faim.

Je m’avance sûrement car je n’ai pas encore lu le livre (il est prêt à être entamé durant cet été) Je sentirai peut être ce feu et je voudrais lire ces autres livres, mais pour l’instant cette histoire ne m’a pas fait beaucoup d’effet.

 Ce serait trop fort de dire que je n’ai pas aimé, les acteurs sont bons (oui, Kristen Stewart ne cesse de me surprendre, elle est très bien) et le tout est très bien filmé mais je m’attendais à beaucoup plus, peut être trop.

dimanche 15 avril 2012

My Week with Marilyn de Simon Curtis


Une aura, un pouvoir… C’est cela qu’elle devait avoir, c’est cela que les gens autour d’elle devaient ressentir. Mais seulement au début. Quand elle finit de jouer, et c’est la première chose que l’on ressent dans le film, c’est  une femme à fleur de peau que l’on a en face de soi. Au sens propre, qu’un rien peut détruire. Le film raconte la rencontre et la complicité qui a lié un temps la star mondiale et le troisième assistant réalisateur sur le tournage du film Le Prince et la Danseuse (1956)

Michelle Williams est EXTRAORDINNAIRE !! Son jeu est dingue, pendant 1h40 c’est elle. La voix, la manière de se tenir. C’est même elle qui interprète les chansons. Dans une interview, elle a dit que le pire à craindre était d’être ridicule. Elle est loin de l’être. Quand dans une scène (et une seule), on veut se dire, « là, elle en fait trop ! », on y réfléchit à deux fois et on se dit : « Marilyn a dû le jouer comme ça ». Michelle Williams offre une prestation superbe et son Golden Globe et sa nomination aux Oscars sont largement mérités.


Selon moi, ce film c’est la rencontre de deux mondes à la fin des années 50 : d’un côté  l’Amérique de Marilyn Monroe, d’Hollywood et du « être une star » ; de l’autre l’Angleterre de Laurence Olivier, du théâtre, du jeu au sens propre, du « être acteur ».  Ce choc, violent pour Norma Jean Baker fragile, mariée pour la troisième fois à 30 ans, qui semble avoir la vie devant elle ; est insupportable pour Sir Laurence Olivier qui malgré lui, ne peut s’empêcher d’admirer la star, comme tout le monde.

La ressemblance est bluffante
 Marilyn Monroe est la femme la plus célèbre du monde, une star mondiale, c’est nouveau en 1956.  Une show girl au sens propre du terme (et rien à voir avec le film du même nom), qui se donne totalement à son public.  Mais ce que le film montre beaucoup, c’est une jeune femme fragile, qui crève d’être aimée. Les hommes autour d’elle veulent la sauver, la changer. Ils tombent amoureux d’elle, mais finissent par se lasser (comme semble le faire Arthur Miller), à moins qu’elle ne les repousse (comme Colin Clark).




 Je n'en sais pas assez sur la vie de Marilyn Monroe, à part les histoires  classiques ;  je n’ai vu aucun de ses films. Oui, je n’ai pas encore pris le temps de me mettre à jour dans les classiques. En même temps, elle a l’air de plus s’en sortir par sa présence que sa performance d’actrice.

C’est une star d’aujourd’hui en fait,  avec son entourage etc… Ce qu’elles ont en plus aujourd’hui, c’est que même leurs pires faiblesses, elles ne les cachent plus, en partie parce qu’elles ne le peuvent pas.  C’est une forme de classe que les actrices avaient dans ce temps là, comme Vivien Leigh (superbe Julia Ormond).


La musique aide aussi beaucoup à se mettre dans l’ambiance. Une musique de saga du dimanche, quelque chose de léger avec des moments dramatiques et d’autres drôles. Elle va très bien avec l’ambiance du film. 

Marilyn semble être une vraie drama queen comme je ne les aime pas, mais au final fait juste un peu pitié. En tout cas, j'ai passé un très bon moment de cinéma. Sinon ce n’est pas encore fait, laissez-vous tenter.