dimanche 15 avril 2012

My Week with Marilyn de Simon Curtis


Une aura, un pouvoir… C’est cela qu’elle devait avoir, c’est cela que les gens autour d’elle devaient ressentir. Mais seulement au début. Quand elle finit de jouer, et c’est la première chose que l’on ressent dans le film, c’est  une femme à fleur de peau que l’on a en face de soi. Au sens propre, qu’un rien peut détruire. Le film raconte la rencontre et la complicité qui a lié un temps la star mondiale et le troisième assistant réalisateur sur le tournage du film Le Prince et la Danseuse (1956)

Michelle Williams est EXTRAORDINNAIRE !! Son jeu est dingue, pendant 1h40 c’est elle. La voix, la manière de se tenir. C’est même elle qui interprète les chansons. Dans une interview, elle a dit que le pire à craindre était d’être ridicule. Elle est loin de l’être. Quand dans une scène (et une seule), on veut se dire, « là, elle en fait trop ! », on y réfléchit à deux fois et on se dit : « Marilyn a dû le jouer comme ça ». Michelle Williams offre une prestation superbe et son Golden Globe et sa nomination aux Oscars sont largement mérités.


Selon moi, ce film c’est la rencontre de deux mondes à la fin des années 50 : d’un côté  l’Amérique de Marilyn Monroe, d’Hollywood et du « être une star » ; de l’autre l’Angleterre de Laurence Olivier, du théâtre, du jeu au sens propre, du « être acteur ».  Ce choc, violent pour Norma Jean Baker fragile, mariée pour la troisième fois à 30 ans, qui semble avoir la vie devant elle ; est insupportable pour Sir Laurence Olivier qui malgré lui, ne peut s’empêcher d’admirer la star, comme tout le monde.

La ressemblance est bluffante
 Marilyn Monroe est la femme la plus célèbre du monde, une star mondiale, c’est nouveau en 1956.  Une show girl au sens propre du terme (et rien à voir avec le film du même nom), qui se donne totalement à son public.  Mais ce que le film montre beaucoup, c’est une jeune femme fragile, qui crève d’être aimée. Les hommes autour d’elle veulent la sauver, la changer. Ils tombent amoureux d’elle, mais finissent par se lasser (comme semble le faire Arthur Miller), à moins qu’elle ne les repousse (comme Colin Clark).




 Je n'en sais pas assez sur la vie de Marilyn Monroe, à part les histoires  classiques ;  je n’ai vu aucun de ses films. Oui, je n’ai pas encore pris le temps de me mettre à jour dans les classiques. En même temps, elle a l’air de plus s’en sortir par sa présence que sa performance d’actrice.

C’est une star d’aujourd’hui en fait,  avec son entourage etc… Ce qu’elles ont en plus aujourd’hui, c’est que même leurs pires faiblesses, elles ne les cachent plus, en partie parce qu’elles ne le peuvent pas.  C’est une forme de classe que les actrices avaient dans ce temps là, comme Vivien Leigh (superbe Julia Ormond).


La musique aide aussi beaucoup à se mettre dans l’ambiance. Une musique de saga du dimanche, quelque chose de léger avec des moments dramatiques et d’autres drôles. Elle va très bien avec l’ambiance du film. 

Marilyn semble être une vraie drama queen comme je ne les aime pas, mais au final fait juste un peu pitié. En tout cas, j'ai passé un très bon moment de cinéma. Sinon ce n’est pas encore fait, laissez-vous tenter.

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